COMMUNIQUE DE PRESSE
Le 14 octobre, à l’initiative de l’organisation grecque TO MOV et avec le soutien de la CIAMS, un grand rassemblement féministe a été organisé devant le palais de justice de La Canée, en Crète (Grèce), où s’ouvre le procès de membres du Mediterranean Fertility Institute (MFI), accusés de traite d’êtres humains à des fins reproductive.
Pourquoi La Canée ? Rappel des faits
Le 10 août 2023, la police grecque a perquisitionné les locaux du Mediterranean Fertility Institute (MFI), à La Canée, à la suite d’une enquête menée par l’unité de lutte contre le crime organisé de la police hellénique.
Huit membres du personnel ont été arrêtés. Parmi eux figuraient le fondateur et directeur de l’établissement, ainsi que l’embryologiste et six autres employés.
Les accusations sont particulièrement graves : traite d’êtres humains, infractions à la législation sur la procréation médicalement assistée, achat et vente de matériel génétique, falsification de données médicales en vue de la vente de matériel génétique, contrefaçon, faux certificats médicaux, mariages de complaisance, adoption illégale et fraude.
L’enquête a mis en évidence les faits suivants :
98 femmes auraient été victimes de traite à des fins de gestation pour autrui (GPA), tandis que 71 autres auraient été exploitées en tant que donneuses d’ovocytes. Originaires pour la plupart de pays d’Europe de l’Est à faibles revenus, ces femmes étaient hébergées dans 14 résidences mises à disposition et contrôlées par le MFI.
Ces révélations mettent en lumière les mécanismes d’exploitation des femmes les plus vulnérables par le marché mondial de la reproduction.
Retrouvez la lettre adressée aux autorités grecques et européennes par la CIAMS, cosignée par TO MOV : https://abolition-ms.org/nos-actions-fr/crete-affaire-du-mediterranean-fertility-institute/
Avec quels objectifs ?
- Exiger que les responsables présumés soient jugés dans les meilleurs délais et que le procès ne soit pas constamment reporté.
- Exprimer notre solidarité avec les femmes victimes d’exploitation reproductive et faire entendre leur voix.
- Montrer les liens entre GPA et traite des êtres humains, et rappeler que l’exploitation reproductive des femmes doit être combattue.
