Requête adressée aux partis candidats aux élections européennes 2019

Lettre adressée aux partis en faveur des droits humains, candidats aux élections européennes en France

Mesdames et messieurs les candidat-e-s aux élections européennes

La Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de Substitution (CIAMS) qui rassemble des organisations féministes et des droits humains en Europe et dans le monde, fait appel à vous en tant que potentiels député-e-s européen-ne-s pour que la question de l’abolition de la GPA soit prise en compte dans les instances européennes. (N.B. Cette campagne est également relayée, auprès de vos homologues européens par les organisations membres de la Coalition en Italie, Autriche, Espagne et Suède.)

Certes, le parlement européen a condamné la pratique de la gestation pour autrui en 2015, (article 115 résolution du 17 décembre 2015 sur le rapport annuel de 2014 sur les les droits de l’homme et la démocratie dans le monde et sur la politique de l’Union européenne en la matière (2015/2229(INI)).) encore faut-il aller jusqu’à son abolition mondiale, seule solution pour mettre fin aux trafics transfrontières qui se développent, mettant en échec toutes les législations nationales protectrices. Il n’y pas deux poids deux mesures, seule l’abolition universelle de la maternité de substitution permettra d’étendre à l’ensemble des êtres humains le principe de non-patrimonialité du corps humains.

Ne pas réglementer la GPA, mais l’abolir !

Voici 8 raisons de s’engager dans la voie de l’abolition.

  1.  La GPA, gestation pour autrui, encore appelée maternité de substitution consiste à marchandiser le corps d’une femme utilisée comme mère porteuse.
  2.  La GPA n’est rien d’autre que de la vente d’enfants (*)
  3. La maternité de substitution est l’exploitation de la capacité reproductive des femmes et l’utilisation d’une femme pour satisfaire les désirs d’autrui.
  4. La maternité de substitution ne vise pas à satisfaire un droit. Il n’y a pas de droit à la maternité, il n’y a pas de droit à l’enfant, il y a la possibilité ou non d’être parent.
  5.  La maternité de substitution ne fait qu’augmenter l’inégalité entre les femmes.
  6. Vouloir réglementer la maternité de substitution ne fait qu’organiser une nouvelle modalité de traite des femmes.
  7. La maternité de substitution viole le droit des enfants et le droit des femmes en contribuant à une société fondée sur l’utilisation et la maltraitance de personnes majoritairement les plus vulnérables et les plus pauvres, une société constituée d’êtres humains de première et de seconde catégorie, en favorisant un ordre mondial inégal et discriminatoire entre les êtres humains.
  8. Les souhaits de devenir parents peuvent être satisfaits par des formules qui ne comportent pas d’exploitation, ni de commercialisation des femmes et des enfants.

(*) Dans son rapport d’activité de 2018, la Rapporteuse spéciale des Nations-Unies sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfants, reconnaît que « l’essentiel des conventions de GPA pratiquées, y compris dans les pays dits développés, ne sont rien d’autre que de la vente d’enfant, quels que soient les artifices juridiques employés »

CIAMS, Coalition Internationale pour l’Abolition de la Maternité de substitution

S’associent à cette requête (liste des premier-e-s signataires)

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En tant qu’organisations :

AERAFEM Association pour l’ERAdication des Féminicides à l’Echelle Mondiale, Amicale du nid, Assemblée des Femmes, Association Française des Femmes Médecins, BaGdam Espace Lesbien (Toulouse), CADAC Collectif des Associations pour l’Avortement et la Contraception), CEL Centre Evolutif Lilith (Marseille), Chiennes de garde, CNFF (Conseil Nationale des Femmes Françaises), Collectif 13 pour les droits des femmes, Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes, CoRP (Collectif pour le Respect de la Personne), CQFD Lesbiennes féministes, ELCEM – Elus Locaux Contre l’Enfance Maltraitée, Encore féministe, Fondation Scelles, Fédération Nationale des CIDFF (Centres d’Information sur les droits des femmes), Initiative Féministe Euromed IFE-EF, Libres MarianneS , Ligue du droit international des femmes, Initiative Féministe Euromed IFE-EF, Maison des femmes de Paris, Marche Mondiale des Femmes, Mouvement du nid, OLF, Regard de femmes, Réseau Féministe Ruptures, Réussir l’égalité femmes-hommes (REFH), Zeromacho …

En tant qu’individu-e-s :

Jean François Chain, Laurence Dumont (députée), Dr. Isabelle Gautier, Anne Desauge, Régine Cuisset, Claire Donzel, Typhaine D, Christine MameJ eanne Palasser, Marie Jauffret, Marie Noëlle Gerolami, Nicole Althea, Marie Josèphe Devillers, Catherine Morin Le Sech, Anna-Luana Stoicea Deram, Jocelyne Fildard

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